Anne Thoumieux : « J’arrête le plastique »

Anne Thoumieux est journaliste mais aussi auteur. Elle a abordé différents thèmes dans ses ouvrages et aujourd’hui elle nous présente son livre « J’arrête le plastic », son parcours et ses projets d’avenir.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et votre livre en quelques phrases?

Je suis journaliste tendances et lifestyle, et je suis venue à m’intéresser aux modes de vies écologiques et à la slow life lors d’une enquête sur le « lagom », ce mot qui caractérise le mode de vie suédois, pour en faire un livre. Ce mot intraduisible qui veut dire « ni trop ni trop peu » est utilisé comme une philosophie de vie en Suède où la société est plus raisonnable en tout. Respecter la nature et consommer moins mais mieux en sont deux des axes majeurs. C’est sur cette lancée que mon éditrice m’a proposé de me pencher sur le plastique.

Comment avez-vous écrit « j’arrête le plastique »?

Je ne suis pas spécialiste or le plastique s’est révélé un sujet éminemment complexe et technique. Ce qui devait être un ouvrage pratico-pratique est devenu une enquête quand j’ai commencé à enrichir chaque partie d’interviews des spécialistes que je contactais pour mieux comprendre tous les sujets liés au plastique : le recyclage, le pétrole, les bioplastiques, la pollution marine, les perturbateurs endocriniens etc… Du coup c’est un peu une bible qui en plus d’expliquer comment arrêter de consommer du plastique explique aussi pourquoi.

Travaillez-vous sur un autre livre ou avez-vous d’autres projets en cours?

Oui, j’ai un projet de livre déjà avancé qui cette fois ne sera pas une commande mais une idée à moi et qui concerne la maternité. L’idée est de faire un lien entre ce qui se passe dans la nature entre la mère et son bébé et ce qui se passe aujourd’hui, en pointant ce qu’on loupe avec les enfants et comment retrouver plus d’instinct. Rien à voir ! Enfin peut être le retour à plus de naturel et de raison.

Quels conseils donneriez vous à d’autres journalistes qui songent à écrire? Comment cumuler un travail d’écriture avec une activité professionnelle?

Première chose : on imagine souvent qu’un livre est le fruit de l’idée d’un auteur qui a contacté les maisons d’éditions jusqu’à en trouver une pour son projet. En réalité, les maisons d’éditions sont souvent à la recherche d’auteurs pour écrire sur des sujets qu’elles ont décidé de traiter ! Il faut avoir un contact, faire savoir sur quoi on est capable d’écrire et ce sont eux qui vous appellent. Ensuite, on peut écrire tout le temps et n’importe quand… dont la nuit ! Ce n’est donc pas incompatible avec un travail classique. Et heureusement car écrire un livre paie très peu ! On a une avance sur les droits et hormis si on fait un best seller, on touche rarement plus que cette avance…

Quels livres lisez-vous en ce moment ?

Je viens de finir le livre d’Hugo Clément « Comment j’ai arrêté de manger les animaux » qui me soutient dans ma réduction drastique de consommation de viande, tant pour des raisons écolo que sanitaire, mais m’a surtout éclairée sur les ravages de la pêche. Des milliers de poissons sont tués « accidentellement » pour récolter au final 500g de crevettes par exemple : cela n’a aucun sens. Sinon je lis des livres politiques comme La Caste que je viens de commencer, et des polars par dizaine que je dévore.