Focus journaliste : Marina Knittel, chef de rubrique chez City Presse

Marina Knittel est chef de rubrique chez City Presse, l’agence produisant du contenu éditorial pour de nombreux titres de la presse régionale. Elle nous en dit plus sur son parcours et son travail de journaliste.

Un master de journalisme en poche, vous vous lancez dans le journalisme et occupez maintenant le poste de chef de rubrique au sein de l’agence City Presse. Un parcours rectiligne, très déterminé. Avez-vous toujours su que vous deviendriez journaliste ?

Oui, après la fin de mes études et quelques mois à piger pour divers titres, j’ai pu intégrer l’agence City Presse. Nous travaillons pour des dizaines de journaux de presse quotidienne régionale, sur des thèmes aussi variés que la santé, la mode, l’habitat, la beauté, l’écologie, l’immobilier, le sport ou encore la cuisine.

Même si, pour des raisons personnelles, je n’ai pas pu passer par une école de journalisme, je me suis toujours donnée les moyens de suivre les bonnes formations pour faire le métier qui me faisait tant rêver. Enfant, vers 6-7 ans, j’étais fascinée par l’information et j’adorais regarder le JT ou les interviews d’Anne Sinclair dans l’émission 7 sur 7. Je voulais absolument faire ça ou paléontologue (rires) ! Mais j’ai finalement choisi la profession de journaliste.

 

Plus de 60% des journalistes titulaires de la carte de presse sont basés en Ile-de-France, une telle centralisation a-t-elle un impact (positif ou négatif) pour les journalistes basés en région ?

Sincèrement, je n’ai jamais souffert d’être une journaliste basée en région dans l’exercice de mon métier. Les interlocuteurs, qu’il s’agisse d’attachés de presse ou d’interviewés, sont assez réceptifs lorsqu’on leur parle de presse régionale. C’est une presse qui, malgré la crise, continue de rencontrer un certain succès auprès des plus jeunes et des plus âgés. La PQR a une image peu reluisante, mais à tort. Être journaliste à Paris ouvre à davantage d’opportunités c’est vrai, mais c’est aussi un peu la jungle dans le sens où les places sont chères. En région, les offres de travail sont peut-être moindres mais on y gagne sur d’autres tableaux. À City Presse, par exemple, j’ai pu avoir très rapidement des responsabilités importantes pour la jeune journaliste que je suis. Je ne suis pas certaine que j’aurais pu avoir cette opportunité dans une grande rédaction parisienne…

 

Vous écrivez sur des thèmes aussi variés que la mode, la beauté, l’environnement, la santé, la maison ou encore les nouvelles technologies. Comment trouvez-vous l’inspiration sur tous ces sujets ?

Tout dépend des thématiques. On ne fait pas d’actu chaude, nous travaillons sur un rythme hebdomadaire pour des pages « magazine ». On ne peut donc pas tellement se permettre de faire de l’actu à proprement parler. En revanche, on se sert de l’actualité pour aborder les thèmes du moment sous différents angles. C’est ce que j’aime dans mon métier : il faut se creuser la tête pour trouver comment traiter un événement sans qu’il y ait de temporalité. Récemment, par exemple, j’ai pu aborder la grève des urgentistes avec un papier orienté sur les alternatives aux urgences et sur l’essor des permanences médicales qui fleurissent un peu partout en France pour désengorger les hôpitaux.

Autrement, pour les autres rubriques, nous suivons les tendances et les changements de législation. On doit rester à l’affût des nouveautés et de ce qu’il se fait. La plupart temps, c’est simplement de l’observation et de la lecture, mais nous avons aussi régulièrement des interlocuteurs (attachés de presse, particuliers, associations, institutionnels…) qui nous donnent de bonnes idées de sujets.

 

Vous avez eu l’occasion d’utiliser dans vos travaux de recherche la plateforme de requêtes journalistes ResponseSource.fr. Comment avez-vous découvert cet outil et de quelle façon l’avez-vous intégré dans votre travail de rédaction ?

Honnêtement, je ne me souviens plus exactement comment j’ai découvert cet outil mais, à l’agence, nous nous en servons très régulièrement. C’est en effet très utile lorsque nous avons besoin d’interviewer un expert sur des sujets précis et que le temps nous manque. C’est une plateforme réactive qui nous permet de ne pas perdre de temps lorsque le timing est serré. Personnellement, je m’en sers également lorsque j’ai besoin de visuels concernant un thème particulier, notamment pour les sujets liés à l’habitat. Enfin, pour les rubriques mode et beauté, nous réalisons parfois des pages « shopping » et Response Source nous permet de nous mettre en relation avec les attachés de presse des marques sans que nous ayons besoin de les contacter une par une.

 

Marina Knittel peut être contactée via son profil LinkedIn