Interview d’Elodie Buch, attachée de presse pour l’agence OneChocolate.

Elodie est Account Manager chez OneChocolate depuis 2016. Auparavant, elle travaillait comme consultante RP chez LauMa Communication puis chez Publicis Dialog. Entre temps, elle part vivre près de deux ans en Australie, et met à profit ce temps de césure pour écrire un roman « A l’aube devant la plaine« . Les voyages et la lecture étant deux éléments importants pour elle ; il était normal qu’elle les réunisse un jour !

Présentez-nous votre agence avec ses spécificités.

OneChocolate, anciennement GBC conseil, existe depuis plus de 20 ans. C’est une agence de relations presse digitale et marketing, spécialisée dans les nouvelles technologies B2B et grand public. Elle couvre l’ensemble des besoins de ses clients en termes de relations presse, création de contenu, animation et développement sur les réseaux sociaux, jusqu’à la recherche de leads par l’intermédiaire du marketing de contenu.

Quelle est la campagne qui vous a le plus marqué durant votre carrière?

Plus qu’une campagne, c’est davantage le travail de construction de l’image sur le long terme de Pure Storage, client pour lequel je travaille depuis plus de trois ans maintenant, qui m’a marquée. En arrivant sur le marché français en 2014, cet acteur du stockage B2B était perçu comme trop petit et voué à un succès limité. Il a été  racheté par un plus grand groupe et aujourd’hui, Pure est l’un des trois plus gros acteurs du secteur du stockage, dans le monde et en France. Le fait d’avoir assisté à la croissance de cette entreprise au fil des années et de l’avoir accompagnée sur le plan des relations presse représente un bel aboutissement. C’est avec ce type de success stories que l’on prend pleinement conscience du rôle crucial des relations presse pour les entreprises, aussi bien dans le secteur B2C que B2B.

Comment voyez-vous le monde des relations presse dans dix ans?

Les relations presse vont forcément changer, de la même façon qu’elles ont évolué depuis dix ans avec la montée en puissance des réseaux sociaux comme outils de communication, la dégradation progressive de la santé économique de la presse et l’accélération du rythme de production et de consommation des contenus. La substance de notre métier est une matière vivante qui nous oblige tous les jours à nous adapter. Néanmoins, je suis persuadée que certains éléments fondamentaux seront toujours aussi importants dans dix ou vingt ans, comme la qualité et l’aisance relationnelle, la curiosité et la rigueur. Les relations presse consistent à « créer des relations avec la presse » ; et qui dit relation dit « long terme » et « solidité ». C’est cela, le cœur de notre métier : construire des relations solides, sur le long terme, dans un triumvirat composé des journalistes d’une part, des entreprises de l’autre, et des attachés de presse au milieu, en tant qu’intermédiaires.

Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux journalistes?

Que nous sommes pleinement conscients des conditions dans lesquelles ils exercent aujourd’hui leur métier, et que nous admirons leur ténacité et la passion qu’ils conservent malgré cela. Nous sommes à l’écoute de ce qu’ils nous disent, c’est une attitude indispensable à avoir si nous voulons continuer de bien faire notre métier. Dans cette veine, nous venons d’ailleurs de lancer une nouvelle rubrique sur le blog de OneChocolate, qui donne la parole aux journalistes sur des sujets tendance de notre secteur, histoire de renverser les rôles pour une fois, et de faire des intervieweurs de toujours les interviewés d’un jour. C’est aussi une façon pour nous de « faire les RP des RP », c’est-à-dire d’éduquer les publics non avertis ou ceux qui ont une vision erronée de ce que sont les relations presse. C’est de la bonne compréhension de notre rôle d’agence conseil en RP et de celui des journalistes que découlera une façon plus efficace de faire fonctionner ce triumvirat.