Les 48H de la Pige : interview d’Amélia Blanchot, membre du comité organisateur

Amélia Blanchot est journaliste pigiste par choix. Elle écrit pour les magazines et suppléments de la presse quotidienne régionale ainsi que pour la presse magazine nationale sur les problématiques sociales, les initiatives solidaires et la protection de l’environnement.

En tant que membre de Profession Pigiste, Amélia fait partie du comité organisateur des 48 h de la pige, et répond à quelques questions sur cet événement qui aura lieu le 28 et 29 juin à Bordeaux.

Pouvez-vous nous présenter brièvement les 48H de la pige ?

C’est le grand rendez-vous annuel des journalistes ​pigistes​ qui se déroule chaque année dans une ville différente. Cette huitième édition va avoir lieu à Bordeaux le jeudi 28 et le vendredi 29 juin, dans les locaux de l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). 250 participants de la France entière sont attendus pour deux jours d’ateliers, de débats, de rencontres avec les rédacteurs en chef. Entre autres.

Quels sont les thèmes phares de cette édition, les nouveautés ?

La thématique est cette année « Osons ! ». Osons libérer notre écriture, créer un média, se spécialiser dans un domaine, se lancer dans l’écriture d’un livre, faire partie d’un collectif, réaliser un documentaire, piger pour la presse québecoise… Des ateliers seront proposés pour les pigistes qui veulent franchir le pas. Au registre des nouveautés, il y a désormais​ un « speed dating » pour trouver son binôme. L’idée est de permettre aux rédacteurs de trouver un photographe avec qui développer des projets, et réciproquement.

Pourquoi cet événement est-il important pour les journalistes pigistes ?

Tout d’abord car c’est l’occasion de se rencontrer, d’échanger avec d’autres pigistes. Nous sommes nombreux à travailler dans notre coin et à souffrir de cet isolement. Ensuite, les 48h de la pige offrent l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences en participant à nos ateliers sur des outils et techniques utiles à l’exercice du journalisme. La rencontre avec les rédacteurs en chef est également un moment important, ces derniers détaillent leurs besoins, expliquent l’art du synopsis et leur manière de travailler avec les pigistes. Certains proposent un Tremplin des 48h, c’est-à-dire des pré-achats de piges pour les meilleurs projets d’enquête ou de reportage.

Comment voyez-vous l’avenir du métier de journaliste indépendant ?

Soyons honnêtes, les perspectives ne sont pas des plus encourageantes. Dans les médias comme ailleurs, les budgets sont serrés. Cependant, de nombreuses rédactions ont besoin de nous. Nous sommes une valeur ajoutée ! C’est important de le souligner car beaucoup d’entre nous ont tendance à l’oublier, la faute à un manque de considération général. À ce propos, nous nous sommes engagés à inviter uniquement des responsables de rédaction respectant notre charte de bonnes pratiques. La défense et le respect de nos droits font partie de nos priorités. Et c’est sans aucun doute ce qui permettra d’envisager un avenir meilleur pour les pigistes.

 

Vous êtes journaliste pigiste et souhaitez participer aux 48H de la pige ? Inscrivez-vous sur le site de l’association Profession: Pigiste