Portrait d’Emilie Melloni-Quemar : « On ne devient pas attachée de presse, c’est quelque chose qu’on a dans l’âme, je pense. »

J’ai eu le plaisir rencontrer récemment Emilie à Paris ou elle m’a confié que son agence allait fêter ses dix ans. Cette professionnelle des relations presse, hyper dynamique a fondé Agence Anonyme Paris en 2009 et va donc célébrer cet anniversaire prochainement. Malgré son souhait de rester anonyme elle a bien voulu répondre à nos questions  pour l’occasion et se prêter au jeu du portrait chinois.

Malgré son anonymat, pouvez-vous nous présenter votre agence?

L’Agence Anonyme Paris est une agence de Relations Presse que j’ai fondée en 2009 à Paris. L’Agence Anonyme Paris est une agence généraliste qui travaille sur l’international et souhaite, à travers sa communication, moderniser l’image du monde des RP en apportant au client un service anonyme et efficace. Nous n’avons pas de site internet avec des références, nous n’avons qu’un twitter (@anonymagence) car nous souhaitons mettre en avant nos clients dans notre communication avant toute chose. L’Agence Anonyme Paris regroupe un réseau d’experts à l’international pour proposer un rendu complet et innovant au service de l’image de marque de ses clients. Le discours est axé sur les forces du client pour répondre à ses besoins en communication : l’Agence est Anonyme, seul le client existe.

Comment êtes-vous devenue attachée de presse et pourquoi ?

Ah, bonne question. On ne devient pas attachée de presse, c’est quelque chose qu’on a dans l’âme, je pense. On croit que le métier d’attachée de presse est un métier facile, mais que nenni ! C’est un métier d’adaptation: il faut s’adapter à son client, s’adapter à son journaliste, s’adapter à son équipe, s’adapter à son copywriter, s’adapter aux aléas de l’actualité…  Je suis devenue attachée de presse car c’est un métier qui allie les forces de l’Esprit aux forces de persuasion. Un exercice de style que j’affectionne tout particulièrement. Et puis, c’est un secteur qui est en constant bouleversement, être attachée de presse c’est un métier humain et plein de vie, j’adore!

Quand vous étiez petite quel métier vouliez-vous faire ?

Pilote d’avion de chasse. Alors, oui… cela n’a rien a voir ! Mais j’ai commencé la communication chez EADS North America avec une directrice marketing qui s’appelle Stéphanie, qui m’a permis de monter dans un A380 qui n’était pas encore commercialisé, le pur bonheur ! 

Quel est le plus gros challenge auquel vous avez du faire face dans votre métier ?

Travailler pour la tech au début de la tech. Deux sujets : les Bitcoins et l’incompréhension de cette monnaie virtuelle en 2013 (et je remercie La Tribune pour cet énorme article qu’ils m’avaient fait avec leur journaliste Christine) et puis après l’Université de Google à Palo Alto (www.su.org) aux heures où le transhumanisme a commencé à pointer le bout de son nez. Et surtout, je dois remercier des journalistes de m’avoir fait confiance, comme Guillaume, Grégory, Marjorie ou encore Sébastien, et bien d’autres que je n’oublie pas et qui m’ont beaucoup soutenu et qui continuent de me soutenir sur mes projets tech. Maintenant en terme de challenges, chaque jour est un challenge, et c’est ça qui fait de notre métier celui qui nous fait vibrer !

Qu’est-ce qui vous agace le plus et qu’est-ce que vous adorez dans votre métier  ?

Ce qui m’agace, vous avez 24H devant vous ? (rires) Pour la faire courte, la mauvaise foi. Mais je préfère le positivisme et le mélioratif donc ce que j’adore le plus dans mon métier c’est le jeu du chat et de la souris avec les journalistes, et puis cette relation assez sympathique et bonne enfant qu’on peut avoir entre nous. J’ai surtout beaucoup de chance d’avoir une équipe soudée, adorable, et forte de personnalités pour pouvoir nous épauler tous entre nous ! Vraiment, on a de la chance de nous avoir tous au sein des Anonymes !

Si vous étiez une ville, vous seriez … ?

Washington DC, mon premier amour, ma premiere ville ou j’ai commencé à travailler dans la com. Oui Washington DC, j’adore cette ville, ses espaces verts, ses musées, ses personnalités. Natacha à côté de moi vient de dire « Washington, tu es sûre? ». Oui je suis sûre.

Si vous étiez un objet technologique, vous seriez … ?

Un smartphone. Je sais prendre des photos. Je réponds aux mails et texto très rapidement, je ne me mets jamais en veille, je m’auto-update (il faut bien dans ce métier), je fais des facetime (cela s’appelle des réunions dans des termes humains), je sais m’orienter dans les fichiers presse (c’est mon côté « maps »), pour la météo, je ne suis pas la meilleure car je suis du genre à mettre des boots fourrées avec 22 degrés dehors en disant « mais Météo France avait dit 15 degrés », et sinon je sais chanter (j’ai fait du chant lyrique) mon Youtube à moi… et mes souvenirs sont comme mon Spotify, je les classe, je les classe… Bref, je suis un smartphone vivant qui détient un smartphone pour son travail. Tout est logique.

Si vous étiez une couleur, vous seriez… ?

VERT ! L’Esperance. J’adore cette couleur, mais pas sur moi.

Si vous étiez un adjectif vous seriez … ?

Plurielle. J’aime bien l’idée, son côté anonyme. On me voit, on me voit autrement.