Pourquoi intégrer un collectif de journalistes

Les collectifs de journalistes existent depuis de nombreuses années. Pourtant ils n’ont jamais été aussi nombreux et aussi importants qu’aujourd’hui. Au cours de cette décennie, la profession de journaliste s’est précarisée et le nombre de pigistes a augmenté. Les chiffres de la CCIJP montrent bien cette tendance : 28% des cartes de presse ont été attribuées aux journalistes pigistes en 2017, contre 20% il y a dix ans.

Les collectifs une entraide entre confrères

Certains collectifs regroupent des journalistes d’un même lieu géographique ou d’un même secteur d’expertise, d’autres, au contraire, recherchent des profils complémentaires. Tous s’accordent pourtant sur un point : intégrer un collectif permet aux pigistes de rompre l’isolement professionnel propre à leur métier et à s’entraider.

Pour le collectif Les Journalopes il s’agit de « se serrer les coudes» : « La solitude et la situation précaire du freelance n’est pas facile. Du coup, on s’est réunies en collectif pour avoir des moyens communs – un bureau, des contacts, de l’entraide entre nous ».

Le but est donc de mutualiser les moyens, mais aussi les compétences, les réseaux, les idées ou encore les savoirs.

Bien sûr, s’investir dans un collectif prend du temps. Un temps qui manque souvent aux pigistes et qui, dans certains cas, rend la gestion des agendas de chacun encore plus difficile. Pour autant, les membres des collectifs acceptent sans réserve cette contrainte qui semble minime comparée aux avantages gagnés.

Quels sont les clés d’un collectif gagnant ?

Comment faire pour qu’un collectif fonctionne avec succès ? Y a-t-il des règles d’or à respecter ?  Pour Marie-Alix Détrie du collectif Les Plum.é.e.s, il est important que chaque membre « garde sa motivation et s’engage dans la vie du collectif, se libère du temps pour aider les autres en cas de besoin et participe aux réunions ». Gabriel Siméon, membre du collectif Press On, ajoute aussi que « les membres doivent avoir les mêmes attentes ». Les critiques constructives ainsi que la loyauté sont aussi des critères cités par d’autres journalistes.

La formule magique n’existe donc pas et est unique à chaque collectif. Garder à l’esprit ce pourquoi on a rejoint le collectif (le contact social et l’entraide) semble toutefois être un bon point de départ.

Si vous aussi, vous souhaitez tenter l’aventure, les collectifs Les Journalopes et Les Plumé.e.s recherchent en ce moment des nouveaux membres. Vous pouvez aussi créer votre collectif qui correspondra à vos besoins et attentes du moment : comment créer son collectif.