Les pratiques des journalistes dans leurs recherches d’informations

Les résultats de l’enquête menée par ResponseSource cet été sont prêts ! Au total 344 journalistes de tout bord ont partagé leurs pratiques de recherche d’informations.

Sans grande surprise, tous ou presque utilisent des outils en ligne pour collecter des informations. Les moteurs de recherche sont devenus une source de contenu indispensable pour les journalistes, tout comme les réseaux sociaux – 51% utilisent Facebook et 48% Twitter.

Ces outils digitaux ont toutefois une contrainte : le temps considérable consacré à trier, vérifier et recouper la quantité d’informations disponible. Partie intégrante du travail du journaliste la vérification des faits occupe maintenant une place prépondérante et représente 20% ou plus du  temps de travail pour une grande majorité des participants.

Le manque de temps est ainsi mentionné par 38% des journalistes comme un défi à relever lors de la recherche d’information. Les deux autres problèmes majeurs rencontrés sont la difficulté à trouver les contacts pertinents (selon 57% des participants) et la quantité d’informations à gérer (selon 50% des participants).

Malgré ces difficultés, la recherche d’information reste l’une des tâches préférées des journalistes. Elle arrive en deuxième position (54%) après l’écriture (59%), juste devant la définition de l’angle du sujet (43%) et l’analyse (42%). Le terrain et les interviews sont aussi cités par de nombreux journalistes comme leur étape favorite.

De nombreux outils fleurissent sur la toile : agrégateurs de contenu, vérificateurs de sources ou encore système de requêtes journalistiques. Alors, quels outils «idéaux » pourraient améliorer le travail de collecte des informations selon les principaux intéressés ? Impossible de tous les citer, bien sûr, pourtant quelques idées récurrentes se détachent : une base de données universelle, participative ou thématique, un agrégateur de contenu sélectif/inclusif ou encore un moteur de recherche proposant des résultats vérifiés.

En attendant que ces outils voient le jour, le journaliste peut remonter ses manches et continuer son travail indispensable d’informateur et continuer de rêver à un monde où ‘implants RFID’, ‘détecteurs de langue de bois’ et ‘télépathie’ feraient partie des outils disponibles…

 

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